Archive pour la catégorie ‘Autres Articles’
La MINUSTAH enseigne le Droit des Affaires aux étudiants déplacés de Jérémie
Mardi 7 septembre 2010En vue d’encadrer les étudiants qui, suite au séisme, se sont réfugiés dans diverses régions du pays, l’Unité plaidoyer de la MINUSTAH a lancé, depuis le début du mois d’Aout, un programme de formation. Et l’une des formations dispensées aux étudiants déplacés de Jérémie et d’autres communes du département de la Grand-Anse porte sur le droit des Affaires.
Celle-ci a été dispensée sous forme de séminaire, les 1er et 2 septembre 2010. Et les bénéficiaires sont notamment les étudiants en Gestion des Affaires et en Comptabilité Elle a été assurée par Me Joseph Descharles, Professeur à L’Ecole Catholique Supérieure de Droit de Jérémie.
Le juriste, dans son intervention, a mis l’accent sur la typologie des entreprises. A propos des sociétés, il a souligné qu’elles « permettent d’assurer la pérennité de l’entreprise, notamment s’il s’agit d’une société anonyme. Dans cette catégorie de sociétés, la responsabilité des associés n’est pratiquement pas engagée» .
Dans les échanges avec l’intervenant, les étudiants se sont évertués à mettre en exergue les failles que recèle le droit des affaires haïtien. Aussi, Thezena Miller, étudiant en Comptabilité à l’Institut Haïtien des Sciences Administrative, souligne-t-il que «le Droit des Affaires Haïtien mérite des réformes en profondeur. Car, la plus grande partie de ces lois sont vielles de plus de 160 ans. Les plus récentes datent du régime des Duvalier ».
Thezena Miller de poursuivre : « en 1987, on a voté une constitution instaurant un régime démocratique, mais les lois n’ont pas beaucoup évolué. Et la désuétude de ces lois crée un certain vide ouvrant la voie à des abus de toute sorte dans les rapports entre autorités publiques, acheteurs et vendeurs ». L’étudiant a fait valoir, en guise d’exemples, que « dans les domaines foncier et immobilier, les notaires et les arpenteurs fixent leurs propres règles en ce qui a trait aux tarifs à payer lorsqu’il y a une déclaration de vente », explique-t-il.
Quant à Marcelin Kettia, étudiante en Administration à l’université de Port-au-Prince, elle associe en partie les failles existant en matière d’échange et de marché en Haïti aux carences du système éducatif et à la prévalence d’une culture orale dans la société haïtienne. Une situation qui, selon elle, est à la base de nombreux conflits dans le domaine des Affaires et du commerce.
Les bénéficiaires du Projet d’encadrement des étudiants déplacés du séisme sont maintenant à leur cinquième séminaire.
L’urbanisation et l’assainissement au menu de la formation des étudiants déplacés
Mardi 7 septembre 2010Dans le cadre de la série de formations offertes aux étudiants déplacés du département du Sud, un séminaire sur l’urbanisation et l’assainissement a été réalisé les 30 et 31 août. Quelque 30 étudiants en sciences exactes et agronomie ayant laissé la capitale après le séisme du 12 janvier ont assisté à cette 5ème formation déroulée au Centre Multimédia de la MINUSTAH aux Cayes.
Ce séminaire de formation avait pour principal objectif d’« éveiller la conscience environnementale » des étudiants. Il a été animé par l’ingénieur civil, Sandro Jean Léger.
La première intervention de M. Jean Léger s’est axée sur la définition du concept urbanisation. Celle-ci est considérée comme étant « l’augmentation du nombre d’habitants d’une ville par rapport à la population en général, à des endroits attractifs culturellement, historiquement ou religieusement ».
L’intervenant a aussi abordé certains facteurs responsables de l’urbanisation. Parmi ces facteurs figurent l’exode rural, le développement social, l’industrialisation, les services disponibles dans les villes, l’attrait culturel, politique et touristique. Mais l’essentiel de la formation portait sur les modes d’urbanisation, les impacts sur la société, les paramètres d’une urbanisation planifiée et les domaines d’activités de l’assainissement.
Il a par ailleurs présenté un mode d’urbanisation spécifique que sont les bidonvilles retrouvés dans les pays du Sud. Il a soutenu que la bidonvilisation est tributaire de l’explosion démographique et de l’exode rural dû aux attraits des milieux urbains et le chômage. M. Léger a expliqué que l’Office des Nations Unies pour l’habitat a défini un bidonville comme étant une « zone très densément peuplée caractérisé par un habitat très inférieur aux normes et misérable ».
Intervenant sur l’assainissement, il a mis en relief la consommation importante dans les villes ainsi que l’évacuation des flux constants de déchets solides et liquides polluant et accaparant l’espace. « La croissance urbaine, la périurbanisation et l’étalement urbain entrainent de nombreux problèmes écologiques », a précisé l’ingénieur.
Lors des échanges avec l’animateur, les questions des étudiants ont surtout porté sur l’évacuation et le traitement des eaux usées et des déchets solides. Ils ont manifesté beaucoup d’intérêts pour comprendre les méthodes d’évacuation et de traitement.
Jean Keny Noel, étudiant en 3ème année de Génie Civil, s’est beaucoup inquiété des effets néfastes des déchets solides jetés en pleine rue sur la santé et de leur impact social. « Cela me révolte de voir les déchets de toutes sortes encombrer les rues et les égouts, de respirer des odeurs nauséabondes et d’enjamber les courants d’eaux polluées qui en découlent », s’est plaint le jeune homme.
A la fin de chaque journée, des ateliers ont été formés. Les étudiants devaient travailler sur des plans de gestion de déchets et d’organisation de l’assainissement.
La réparation de PC enseignée aux étudiants déplacés des Gonaïves
Lundi 6 septembre 2010Un séminaire de formation sur les techniques de Maintenance et Réparation d’ordinateurs a été organisé les 1er et 2 Septembre 2010 au Centre Multimédia de la MINUSTAH aux Gonaïves. Ce séminaire, organisé à l’intention d’une vingtaine d’étudiants, avait pour objectif principal d’augmenter leurs connaissances sur les techniques et outils pouvant leur permettre d’assurer la maintenance et la réparation des ordinateurs.
Le formateur, Rhau Maclis, lors de la première journée, a mis l’accent sur l’importance de la maintenance des équipements informatiques ainsi que les techniques appropriées. Ainsi, a-t-il fait savoir que « la maintenance est une opération qui consiste à garder les équipements, plus particulièrement les équipements informatiques dans un bon état de fonctionnement ». Selon lui, on distingue la maintenance préventive, qui vise à prévenir les disfonctionnements, de la maintenance curative ou réparation. En informatique, la maintenance préventive concerne principalement l’environnement du PC et la couche logiciel.
Au cours de la deuxième journée, M. Maclis intervenait sur la prévention des virus informatiques et leurs conséquences sur le fonctionnement des systèmes informatiques. Aussi, a-t-il abordé les différents logiciels antivirus existant, leur utilité et performance, leur spécificité ainsi que leur mode d’installation.
Plusieurs séances pratiques ont été organisées dans le but de permettre aux étudiants bénéficiaires de mieux comprendre l’environnement physique des PC et de pouvoir mieux assimiler les nouvelles techniques de maintenance des appareils informatiques.
Les échanges avec le formateur ont permis aux étudiants de formuler plusieurs questions traduisant leur intérêt et aussi leur quête d’approfondir davantage les notions et les nouvelles techniques de maintenance apprises. Par ailleurs, ils ont manifesté leur engouement à l’apprentissage d’autres techniques issues des logiciels destinés à la maintenance curative des machines et la réinstallation des logiciels de base.
Les étudiants n’ont pas caché leur satisfaction sur la tenue de cette formation. « Nous tenons à remercier les responsables de la MINUSTAH pour cette initiative visant à nous permettre d’acquérir de nouvelles connaissances concernant notre champ d’étude et aussi à nous préparer à affronter le marché du travail», se réjouit Samuel Mackendy Floréal, étudiant en 1e année à l’Ecole Supérieure Infotronique d’Haïti, s’exprimant au nom de ses pairs.
Cette formation ainsi que celles qui vont suivre visent à encadrer les étudiants de la capitale qui ont regagné les villes de l’intérieur du pays après le séisme du 12 janvier.
Gonaïves : des étudiants instruits en techniques de gestion des stocks
Lundi 6 septembre 2010Le Centre Multimédia des Gonaïves a réalisé les 25 et 26 août 2010, un séminaire de formation sur : « La Gestion de Stock » au profit de 42 étudiants en Sciences administratives déplacés de Port-au-Prince, suite au séisme du 12 janvier.
L’intervenant principal, Pierre Poitevien, doyen de l’Université de l’Artibonite aux Gonaïves (Upag), a expliqué les notions de stock et de gestion de stock. Selon lui, cette dernière se définit comme étant : « La manière de gérer les articles disponibles dans une entreprise ou dans une organisation en vue de satisfaire les besoins à venir, à l’aide d’outils logistiques et d’un système d’information performant pour l’organisation ».
Il a par ailleurs précisé que ces besoins seront à satisfaire au bon moment, dans les bonnes quantités et d’une manière permettant la bonne utilisation du stock. « Si l’on n’est pas capable de satisfaire un besoin à l’aide du stock correspondant, on parle de rupture de stock », a-t-il aussi fait savoir.
L’animateur a également présenté les différentes approches méthodologiques et managériales existant en gestion de stock. Les typologies de gestion de stock, les méthodes d’évaluation comptables de stock, les évaluations des entrées et des sorties et sans oublier les finalités de la gestion de stock sont autant d’éléments à avoir été enseignés durant cette formation.
Les participants se sont montrés très enthousiastes par rapport au contenu des différents exposés présentés. « Nous remercions sincèrement et profondément les responsables du CMM pour cette initiative qui renforce nos capacités dans nos domaines d’études », a déclaré Pierre Louis Jacob, étudiant en 2e année des sciences comptables de l’Université Saint Gérard de Port-au-Prince.
Gonaïves : des étudiants formés sur l’utilisation des indicateurs démographiques
Lundi 6 septembre 2010Former les étudiants des sciences humaines et sociales, déplacés aux Gonaïves après le séisme du 12 janvier, sur : «L’utilisation des indicateurs démographiques dans la conception et l’élaboration des projets de développement de développement local », a constitué l’objectif d’un séminaire de formation organisée les 1er et 2 septembre 2010 au Centre Multimédia de la MINUSTAH des Gonaïves.
Au cours de la première journée de ce séminaire, l’animateur principal, le professeur Jean Luc Tondreau, expert en démographie, a permis aux étudiants d’assimiler les concepts de base de cette discipline. Et l’un des concepts abordés est celui de développement. Selon lui, le développement « est un processus par lequel un pays est capable de connaître une croissance durable, autonome et convenablement répartie entre groupes sociaux et entre individus ».
Autres termes abordés sont les concepts de développement durable et d’indice de développement humain, ainsi que les différentes approches théoriques en démographie. Il a également étudié les relations entre le développement et le processus de développement d’une population donnée.
La deuxième journée a vu l’organisation de travaux en ateliers. M. Tondreau a présenté les indicateurs démographiques, leurs généralités, leurs caractéristiques et leur classification qui peuvent être d’ordre qualitatif ou quantitatif. Aussi, a-t-il fait mention des techniques d’utilisation des indicateurs dans l’analyse, l’élaboration et le suivi des stratégies et plans d’actions de développement.
Il a en outre présenté les indicateurs démographiques en Haïti. L’enseignant a particulièrement insisté sur l’accroissement de la population haïtienne durant les vingt dernières années, notamment l’évolution de sa structure : composition par âge et par sexe, le rapport de masculinité et de fécondité, mettant l’accent sur le taux de natalité et de mortalité.
Lors des échanges entre les participants et l’intervenant, de nombreux étudiants l’ont interrogé sur l’importance des indicateurs démographiques dans le processus de développement d’un pays. Et le formateur de faire valoir que les indicateurs démographiques permettent aux décideurs politiques et étatiques, aux organismes de développement nationaux et internationaux, de mieux connaitre l’évolution de la population et de prendre en conséquence les décisions qui conviennent.
D’autres participants se sont interrogés sur l’existence ou non d’une politique de population en Haïti ? Selon l’expert, cette politique de population existe bien en Haïti. Par contre, il a précisé que les grandes lignes de cette politique n’ont jamais été appliquées. Cette politique de population avait été élaborée au cours des années 2000 par l’Etat Haïtien, suite à la conférence de l’ONU en 1994 qui mettait l’accent sur la nécessité par les Etats membres de mettre en place une politique de population.
«Nous adressons nos remerciements au CMM des Gonaïves pour la réalisation de ce projet qui revêt d’une importance capitale pour nous autres étudiants. Car, les connaissances acquises lors de ces formations suivies vont nous permettre de mieux comprendre certaines problématiques liées à notre champ disciplinaire mais également de mieux nous préparer sur le plan professionnel », a confié, au terme de la formation, Charles Wisline, une étudiante de la Faculté d’Ethnologie.
Fort Liberté : des étudiants s’initient aux notions sociologiques de base
Lundi 6 septembre 2010Un séminaire sur « l’introduction à la sociologie » a été organisé, les 31 aout et 01 septembre 2010 au Centre Multimédia de la MINUSTAH de Fort Liberté. Cette formation était destinée aux étudiants déplacés de Port-au-Prince, après le séisme du 12 janvier 2010.
Quelque 36 étudiants, dont 7 femmes, de différentes disciplines universitaires ont pris part à cette formation qui avait pour objectif d’initier les participants aux notions sociologiques de base, indispensables à la compréhension et à l’analyse d’un « système relationnel et d’un modèle d’organisation sociale ». Le formateur, Andy Blaise, est professeur de communication à l’Institut Don Bosco Technique(DBTEC) de Fort-Liberté et également travailleur social à l’hôpital de Fort-Liberté.
M. Blaise a d’abord présenté l’origine de la sociologie. Selon l’intervenant, Montesquieu est l’un des précurseurs des notions sociologiques en 1748, avec son ouvrage « L’esprit des lois » dans lequel il établit des relations stables entre les institutions juridiques et politiques et les conditions de vie des individus en société. Plus loin, le formateur a fait savoir qu’Auguste Comte est celui qui a inventé le néologisme « sociologie » en 1839. Avec ce dernier, la sociologie commence à devenir une science et il la définit comme « l’étude positive de l’ensemble des lois fondamentales propres aux phénomènes sociaux ».
D’un autre côté, sur la base des considérations générales émanant de différents auteurs, dont Auguste Comte et Max Weber, l’intervenant considère « la sociologie comme l’étude de l’homme ou plus exactement comme l’étude des comportements humains ». M. Blaise a fait remarquer aussi que les sociétés dans lesquelles nous vivons ne sont pas homogènes, elles sont formées d’univers sociaux variés qui font que les sociétés sont fortement divisées, différenciées et aussi hiérarchisées.
Ces deux journées ont également été l’objet de débats et d’échanges intenses entre les participants et l’intervenant sur les différents thèmes abordés. Des ateliers constitués de petits groupes de participants ont été également réalisés sur des questions telles que : à la lumière de la théorie de Montesquieu, peut-on parler de véritable séparation de pouvoir en Haïti? En analysant la société haïtienne, selon la perspective de Comte, à quel état peut-on considérer la société haïtienne actuelle? Pourquoi?
Répondant à ces interrogations, les groupes de travail ont fait valoir plusieurs points de vue. Selon eux, au plan légal, on peut parler de la séparation des pouvoirs en Haïti. D’après la Constitution haïtienne de 1987, il y a trois grands pouvoirs reconnus: le pouvoir exécutif, le pouvoir législatif et le pouvoir judiciaire. Toutefois, signalent-ils, « si les mécanismes de séparation et d’indépendance des trois pouvoirs sont bien définis dans la Constitution haïtienne, mais ils ne sont malheureusement jamais appliqués ».
En effet, selon les participants, dans la réalité, le pouvoir exécutif empiète toujours sur les autres pouvoirs, en raison de leur dépendance, à certains niveaux, de ce dernier. Plus loin, ils ont fait valoir que le pouvoir exécutif utilise quelques fois l’arme de la corruption pour imposer son point de vue sur certaines questions d’intérêt national.
Plus loin, analysant l’état actuel de la société, selon la perspective d’Auguste Comte, certains groupes de travail ont soutenu que la société haïtienne est une société informelle où certaines choses se font sans aucun contrôle. D’autres participants ont, eux, relevé que la société haïtienne est un Etat théologique ou fictif, parce que les gens croient et restent dominés par certains tabous qui continuent d’entraver ou de retarder le pays sur la voie du progrès et du développement.
A l’issue du séminaire, Nathesa Dieudanie Sanon, étudiante en Relations Internationales, a fait savoir que « les notions abordées vont me permettre de mieux appréhender et d’analyser certaines réalités sociologiques d’Haïti. Je félicite et remercie l’intervenant et tous ceux qui ont pris cette initiative au bénéfice des étudiants venant de Port-au-Prince qui sont dans la région ».
Rappelons que ce séminaire entre dans le cadre du projet d’encadrement en faveur des étudiants déplacés de Port au Prince suite au tremblement de terre du 12 janvier dernier. Un projet mis en place dans les Centres Multimédias de la MINUSTAH repartis dans neuf départements du pays.
Des Gonaïviennes formées à la nutrition des enfants
Lundi 6 septembre 2010Une trentaine de femmes ont participé, le vendredi 27 août 2010 à une formation sur la nutrition organisée par le Centre Multimédia des Gonaïves. Objectif : Porter les participantes à prendre conscience du rapport qui existe entre l’alimentation et la santé, afin de parvenir à une utilisation plus consciente et responsable des aliments.
L’alimentation, les différents groupes d’aliments, la nutrition des enfants, l’allaitement maternel et les différentes maladies liées à l’alimentation ont constitué l’essentiel des thèmes abordés durant cette matinée de formation.
L’animateur, Hénock Pierre Saint Fleur, secouriste à la Croix Rouge des Gonaïves et agent en nutrition, a expliqué aux participantes le rôle des aliments et leur apport dans l’équilibre de l’organisme, tout en mettant l’emphase sur l’hygiène.
« Si vous voulez prévenir certaines maladies, a expliqué l’intervenant, vous devez apprendre à bien identifier les aliments, afin de bien les combiner pour aboutir à une bonne alimentation. Point n’est besoin de vous rappeler que la nutrition de l’enfant doit être particulièrement soignée. »
« Le secret d’une bonne alimentation ne réside pas forcément, comme bon nombre de vous le croit, dans la quantité d’aliments, mais dans le choix des aliments », a-t-il poursuivi.
Le formateur a également fourmi des explications relatives à l’allaitement maternel, il en a profité pour rappeler les bienfaits de l’allaitement exclusif pendant les six premiers mois.
Au terme de l’activité, les participantes ont appris, entre autres, à identifier les signes et symptômes de la malnutrition. Elles ont également appris à utiliser le périmètre brachial, appelé couramment PB. Cet instrument permet d’évaluer le degré de gravité de la malnutrition chez les enfants de 6 à 59 mois.
« J’avoue que la partie pratique de cette formation était, pour moi, la plus intéressante. La théorie, nous l’avons déjà dans le document de support. Les exercices sont venus renforcer ces notions et nous préparent à affronter le quotidien de nos familles particulièrement nos enfants. Ce matin, nous avons appris qu’une bonne alimentation est juste une question de choix », a déclaré Mme Méralène Joseph coordonatrice d’une association de femmes située dans la localité de Praville l’AFDPG, son périmètre brachial en main.
Le Web à la portée des étudiants déplacés des Cayes
Lundi 6 septembre 2010Un séminaire de formation sur l’Internet et le Web a été organisé au Centre Multimédia de la MINUSTAH aux Cayes, les 1 et 2 Septembre 2010 au profir d’une vingtaine d’étudiants déplacés des Cayes. . L’objectif de la formation était de familiariser ces étudiants, contraints à abandonner leurs études universitaires suite au 12 janvier, avec le web, le fonctionnement des moteurs de recherches et le système des différents types de serveurs.
Aussi ont-ils été instruits sur les types de connexion à l’Internet, la consultation des sites web, l’échange du courrier électronique et la participation à des forums de discussion. Les étudiants ont appris également la méthode de recherches d’information, à créer leur propre blog. Principalement, M. Philippe a expliqué et guidé les étudiants dans la planification d’un site web.
Des séances pratiques ont aussi été réalisées pour permettre aux étudiants de mettre en application les nouvelles techniques apprises. « Je suis maintenant en mesure de créer un site web statique » s’est réjoui Nozile Pierre Michel, étudiant en 2ième Année des Sciences Informatiques.
Les interactions entre participants et le professeur, Carlos Philippe ont permis des échanges fructueux. Ils ont posé beaucoup de questions, notamment sur les meilleures techniques pour rendre un site lisible et attrayant, ainsi que le langage de balisage hypertexte extensible (XHTML). Selon M. Carlos « il n’existe pas de typographie idéale pour qu’un texte soit lisible car plusieurs facteurs, tels la police de caractère, le contraste, la mise en page, en dépendent ».
Une vingtaine de jeunes ont bénéficié de cette formation. Plusieurs ont témoigné de leur contentement. « Cette formation me permettra de créer mon propre blog pour partager des informations. D’autant plus, je peux facilement effectuer des recherches sur Internet », a déclaré Mirlaine Laguerre, étudiante en 2ième Année de Sciences Informatiques.
Jusqu’au mois d’octobre, plusieurs autres formations sont prévues dans le cadre de ce projet d’encadrement aux étudiants déplacés.
Jérémie : Emmanuel Samedy lauréat du concours « Qui veut Gagner des Points »
Vendredi 3 septembre 2010Le jeudi 2 Septembre 2010, le Centre Multimédia de Jérémie a réalisé la finale du concours «Qui veut Gagner des Points ». Ce concours, organisé par le Réseau des Centres Multimédia de la MINUSTAH au profit de jeunes adolescents a été lancé le 21 Juillet 2010 à Jérémie.
Emmanuel Samedy, élève de seconde au Collège des Professeurs Réunis de Jérémie, est le lauréat de la grande finale de ce concours. Suite à sa victoire, il a estimé, dans une déclaration, qu’ « une pareille activité devrait intéresser tous les jeunes, car elle permet de vaincre sa timidité et enrichir ses connaissances».
Un membre du Jury, Chrislaine Saint-Jean, a abondé dans son sens. Selon elle, « ce concours a permis aux jeunes de cultiver l’estime de soi et d’offrir le meilleur d’eux-mêmes sur le chemin de la réussite. »
Ce concours avait pour objectifs à mettre en exergue les talents des jeunes, développer le gout de la lecture et de la recherche, offrir aux jeunes une ambiance de saines distractions et surtout leur permettre d’apprendre des notions nouvelles dans divers domaines.
Il mettait en compétition 10 participants répartis en deux groupes, un groupe de 5 filles et un autre de 5 garçons. Le gagnant de chaque groupe a été déterminé à l’issu de 5 matches. Les deux finalistes se sont affrontés lors d’un ultime match dont le vainqueur est le lauréat du concours.
Un nouvel espace pour les jeunes dans le Sud.
Vendredi 3 septembre 2010« Qui veut gagner des points » est le thème d’un nouveau concours d’intelligence lancé au Centre Multimédia de la MINUSTAH aux Cayes, le 23 Juillet 2010. L’objectif est de créer un espace où les jeunes peuvent mettre en exergue leurs talents et acquérir de nouvelles connaissances.
Une fois les propos de bienvenue adressés au public et les objectifs du concours présentés, Myrline Mathieu Lucien, Responsable de l’Information Publique du Centre a ravivé dans les mémoires les trois précédents concours d’intelligence déjà réalisés, à savoir : génie au Féminin -Epelle-moi, Du Tac au Tac.
Pierre Jude Benoît, Responsable du Bureau des Examens (BUDEX), à la direction Sud du Ministère de l’Éducation Nationale et de la Formation Professionnelle (MENFP), en a profité pour remercier le Centre Multimédia de cette initiative et féliciter les jeunes qui y participent. « Même si le meilleur doit gagner, il n’y aura pas de perdant car vous avez osez», a-t-ildéclaré.
De son côté, la gagnante en titre du dernier concours « Du tac au tac » Naomie Desmorne, a partagé avec le public et les joueurs son expérience ainsi que le souvenir gardé de ce jeu. Elle a encouragé les participants à se préparer pour le concours et à s’instruire par l’écoute d’émissions instructives et la lecture.
Ces interventions ont laissé place au premier match mettant en compétition Irène Niza et Rubbens Casimir. Rubbens Casimir a remporté ce premier match.Les questions au nombre de trente (30) ont été réparties en trois tours de dix (10). Elles portaient sur la culture générale, l’actualité, les activités réalisées par l’ONU et les Centres Multimédia.










