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Incendie aux Gonaïves : 3.5 millions de gourdes de pertes

18 août 2009 | Publié dans la catégorie : Articles

Un incendie d’origine inconnue a ravagé plusieurs entrepôts de provisions alimentaires et de matériel électroménager aux abords du marché communal, aux Gonaïves, tôt dans la matinée du 18 août. Déjà, les pertes sont estimées à près de 3.5 millions de gourdes.

 Il était près de 5 heures du matin quand l’incendie a éclaté dans deux anciennes grandes maisons, selon les informations recueillies sur place. Situées à l’angle des rues Fabre Nicolas Géffrard et Jean-Jacques Dessalines, aux abords du marché communal, ces deux habitations sont respectivement en bois et en briques.

Les deux maisons servaient à l’entreposage de différentes marchandises, essentiellement des provisions alimentaires  comme du riz, du sucre, de la farine, de l’huile et du haricot, entres autres. Du matériel électroménager y était également gardé.

« J’ai perdu du riz, du sucre de la farine et de l’huile  pour 500.000 gourdes. Je venais d’acheter samedi dernier un lot de marchandises pour renforcer mon commerce », a témoigné Chantal Auguste. «J’ai pleuré amèrement quand j’ai vu toutes mes marchandises partir en fumée. Ce commerce est toute ma vie», a-t-elle poursuivi, les larmes aux yeux. Depuis 5 ans, en effet, celle-ci commercialise des produits alimentaires, en gros, au marché communal des Gonaïves.

Des dégâts matériels évalués à 3.5 millions gourdes

Comme Chantal, ils sont une vingtaine de commerçants à avoir perdu leurs marchandises dans cet incendie, selon le maire des Gonaïves, Joachim Stephen Topa Moise.

« Des marchandises évaluées à 3.5 millions gourdes ont été détruites », a soutenu le maire principal. De poursuivre, il a fait savoir que « nous demandons  aux victimes de passer à la mairie pour déclarer leurs pertes pour une meilleure évaluation de la situation ».

M. Moise qui s’est  rendu sur les lieux du drame a également annoncé qu’une enquête sera ouverte pour identifier les causes de l’incendie. Une occasion pour lui de déplorer l’absence de structure pouvant faire face efficacement à de tel incident dans la Cité de l’Indépendance. 

« Ce qui nous fait le plus de mal, c’est de voir qu’une si grande ville comme Gonaïves ne dispose même pas d’une seule pompe à incendie. C’est honteux de voir que ce sont des seaux  qui ont été utilisés  pour éteindre le feu », a-t-il déploré. 

Tous unis contre le feu !

Pour combattre ce feu, les agents de l’Unité de Police Constituée (FPU) pakistanais, des policiers des Nations Unies (UNPol), des soldats du contingent argentin de la MINUSTAH déployés aux Gonaïves ont apporté leurs supports à leur homologues de Police Nationale d’Haïti (PNH).

« Quand j’ai appris la nouvelle, j’ai vite envoyé mes policiers sur place. Grâce au concours du Centre national d’équipements (CNE) et des agents la MINUSTAH, particulièrement, les FPU pakistanais, nous sommes venus à bout du  feu », a fait savoir l’inspecteur Alain Brunache, responsable du commissariat des Gonaïves.

En effet, les FPU pakistanais ont utilisé leur camion-citerne pour transporter de l’eau sur les lieux de l’incendie. Des techniciens du CNE ont apporté un support considérable permettant de neutraliser le feu.  « Nous avons mis un camion-citerne  et 5 camions à la disposition de la PNH. Ces équipements nous ont permis de maîtriser le feu et de démolir certaines parties de la maison qui faciliteraient la montée du feu » a expliqué Jean Claude Cinéas, responsable d’un projet du CNE aux Gonaïves.

Parallèlement, des membres de la population ont participé à ces opérations, en aidant au transport des  seaux.

Cet incendie survient au moment où la ville des Gonaïves se prépare à affronter les premières intempéries de la saison cyclonique 2009. L’an dernier, la ville avait connu de lourdes pertes humaines et matérielles.

Rédaction : Jean-Etiome Dorcent
Edition : Martine Denis Chandler



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