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Les jeunes des Cayes réfléchissent sur la CEDEF

17 décembre 2009 | Publié dans la catégorie : Autres Articles, Centre Multimédia

En étroite collaboration avec la Direction Départementale du ministère à la Condition Féminine et au Droit de la Femme (MCFDF), le Centre Multimédia de la MINUSTAH des Cayes, a réalisé un atelier de réflexion de deux jours, les 6 et 7 décembre,  autour de la Convention sur l’élimination de toutes les formes de discrimination à l’égard des femmes (CEDEF). L’objectif  était de sensibiliser  les participants sur un outil juridique (CEDEF) au service de la promotion des droits de la femme.

Murielle Présulmé, Coordonnatrice départementale du MCFDF, a animé l’atelier en présentant les différentes conventions clés protégeant la femme. Parmi lesquelles, les conventions de 1952 sur les droits politiques des femmes, celle de 1957 sur la nationalité de la femme mariée, celles de 1962 sur le consentement au mariage.

La première partie de l’atelier a été informative. Elle en a profité pour apprendre aux jeunes que l’année 1975 avait été déclarée année de la femme suite à la première conférence mondiale sur la femme tenue à Mexico, d’où découle l’adoption de la CEDEF en 1979. Elle a rappelé aussi que la conférence de 1995 à Pékin a pu réunir 50, 000 femmes venues des 5 continents. « Ce fut aussi l’année de la création du MCFDF en Haït »i, a-t-elle précisé

Des travaux en atelier on fait suite à cette présentation. Les jeunes ont réfléchi sur les neuf (9) premiers articles de la CEDE. Ces articles définissent les discriminations dont les femmes sont l’objet ainsi que l’engagement des pays à prendre des dispositions pour assurer le progrès et l’épanouissement des femmes sur le plan économique, politique, social et culturel.
Les jeunes se sont penchés aussi sur les articles 10 à 16. Ceux-ci portent sur les soins de santé et les conditions de travail des femmes enceintes, la promotion pour l’égalité entre femmes et hommes dans le domaine de l’éducation.

Mme Présulmé a déclaré que « le fait pour les jeunes de participer à ces séances de sensibilisation est un pas décisif dans la formation de base qu’ils doivent recevoir pour un changement de comportement et de mentalité à travers toutes les générations ».

Du côté des jeunes, ils croient qu’une plus grande sensibilisation  est nécessaire afin de toucher les zones les plus reculées. Naomie Desmorne a soutenu que « les femmes de tous les milieux du doivent être informées  pour mieux faire obligation à l’Etat de respecter les engagements pris le 20 juillet 1994 en ratifiant cette convention ».

Une quarantaine de jeunes des deux sexes ont participé activement à ces séances.



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