En Haïti, pour marquer la Journée internationale de la paix, observée cette année sous le thème « Education pour la paix », une dizaine de jeunes parlementaires haïtiens, aux côtés de la Chef de la MINUSTAH, ont fait « entendre la voix d’Haïti », lors d’une vidéoconférence avec le Siège des Nations Unies à New York.
Pendant toute une matinée, 12 membres du réseau des jeunes parlementaires haïtiens ont conversé, lors d’une visioconférence organisée dans les locaux de la Mission onusienne, avec des centaines de jeunes.
Photo: Moise Alex Docteur – UN/MINUSTAH
A l’invitation de Ban Ki-moon, le Secrétaire général des Nations Unies, qui a débuté la journée en faisant sonner la traditionnelle « Cloche de la paix », ces membres d’associations et d’organisations diverses, aux Etats-Unis et à l’étranger, ont présenté leurs initiatives en faveur de la paix. Ils ont aussi échangé avec l’Envoyé de Ban Ki-moon pour la jeunesse, Ahmad Alhendawi, la Messager de la paix Jane Goodall et la jeune actrice Monique Coleman.
Les jeunes parlementaires haïtiens ont suivi les débats et exposé certaines de leurs initiatives, proposant aux jeunes à New York, de créer un réseau de « jeunes parlementaires pour la paix ».
Selon la Représentante spéciale du Secrétaire général des Nations Unies en Haïti, Sandra Honoré, assise à leurs côtés, ces jeunes représentent « l’avenir de la Nation et de ses institutions ».
La MINUSTAH appuie ces membres du Parlement et du Gouvernement jeunesse – qui s’apprêtent à entamer leur 4ème législature – car « les former et les accompagner sont la meilleure façon de construire des institutions saines et prêtes à relever les défis d’aujourd’hui et de demain », soutient Mme Honoré.
En effet, la MINUSTAH forme régulièrement les membres du réseau et leurs pairs sur différents thèmes relatifs aux droits de l’homme, à la violence électorale, au fonctionnement des collectivités territoriales, ou à l’environnement.
Mieux assurer la transition
Au cours d’un échange avec les jeunes, en marge de la cérémonie, avant de se prêter au jeu des photos, Mme Honoré a pris le temps pour leur donner des conseils et de répondre à leurs questions.
Parmi les préoccupations de ces leaders en herbe, dont le réseau atteint près de 2,000 membres à travers Haïti, figure la difficulté d’accéder au crédit pour financer certains projets. Les jeunes parlementaires voudraient aussi, comme ils l’ont exprimé dans leur intervention avec New York, mettre en place un réseau régional pour œuvrer en faveur de la paix dans la Caraïbe et accentuer leur formation.
« Fournir un cadre propice au développement socio-économique, s’assurer que s’établissent les conditions nécessaires à l’avancement des jeunes entrepreneurs », est l’un des objectifs « que la Mission poursuit, aux côtés du Gouvernement », a indiqué la Chef de la MINUSTAH. « Nous allons continuer à l’appuyer dans cette voie », a-t-elle assuré, répondant à une question de Jean Peterson Monpremier, jeune sénateur du Nord, sur la nécessité de créer des emplois pour lutter contre la violence.
Concernant la situation des jeunes en détention préventive prolongée, question soulevée par Nikson Athis, membre de la Coalition Haïtienne des Volontaires (COHAIV), Mme Honoré souligne que « c’est un dossier important pour la MINUSTAH, dans lequel l’Etat haïtien a aussi son rôle à jouer ». La diplomate a précisé au passage qu’un groupe de travail, mis en place conjointement par le Gouvernement et la Mission, s’attelait à gérer les dossiers des personnes en détention préventive prolongée.
Cette Journée a aussi été l’occasion, pour le Secrétaire général de l’ONU, de mettre l’accent sur l’importance de l’éducation qui, soutient-il, ouvre la voie à une stabilité durable et contribue à rétablir une vie normale après la guerre.
« Quand nous mettons l’éducation en avant, nous pouvons réduire la pauvreté et la faim, mettre au terme au gaspillage des potentiels de chacun, et construire des sociétés plus fortes et meilleures pour tous », a dit Ban Ki-moon dans son allocution.
La Journée internationale de la paix est célébrée tous les 21 septembre, en vertu d’une résolution de l’Assemblée générale de l’ONU votée en 1981.
Pierre Jérôme Richard
Revoir l’intégralité de la visioconférence avec New York,

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